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The suicide barefoot runner

karuiban3

2014.

Voilà deux semaines que je cherche, d’abord un thème, ensuite un angle, au premier article de l’année.

Rien, le néant total dans ma cervelle en mode sauce blanche. Et puis, ce soir, à quelques heures de la date butoir, un sursaut (léger) d’un esprit qui n’en fait qu’à sa tête (un esprit qui n’en fait qu’à sa tête…), une vague envie de se mettre au travail.

Je ne vais pas vous souhaiter une bonne année 2014, elle ne le sera pas. Et puis je ne fais pas ce genre de choses habituellement, alors je ne vais pas faire semblant.

Cette nouvelle année sera surtout ce que nous en ferons, c’est comme ça que ça fonctionne dans un monde d’adultes; on fait des choix, on assume, on ne compte pas sur la chance, la Providence, Dieu et ses saints je sais pas quoi.

Nous voulons une bonne santé ?

C’est très facile, il y a des choix alimentaires à faire. Moins de choses qui rendent notre métabolisme acide; moins de pâtes blanches, de pain, de pizzas, de gâteaux, de sucre, d’alcool, de café et et de viande.

Plus de légumes cuits et surtout crus, et plus de fruits.

Nous voulons courir mieux, plus longtemps, plus vite, plus loin ?

Il y a un truc simple à faire, se mettre au travail, réfléchir, glaner des conseils pertinents, trouver sa propre voie.

Courir le plus souvent possible, faire de la course non pas un loisir mais une culture. Laisser faire le temps pour que le corps s’adapte.

L’hiver.

On peut dire que l’hiver 2013/2014 ressemble plus à un printemps frais qu’à un vrai hiver. En tous cas en plaine.

Comparé à l’année dernière, c’est de la rigolade pour un coureur pieds nus qui a déjà un peu de bouteille et c’est le bon moment pour un débutant de débuter.

L’entraînement.

Depuis novembre, j’ai décidé de travailler sérieusement mon endurance des pieds.

Comme il me faudrait certainement le reste de ma vie pour courir comme un Africain en m’entraînant comme je le fais depuis une année, et que j’aimerais pouvoir faire un ultra trail avant de mourir, j’ai décidé de faire de nouvelles expériences.

Il n’est pas question de me balader dans la zone rouge, la zone douloureuse, mais de rester au contraire dans la zone orange, celle de la gêne.

C’est désormais là que je m’entraîne et progresse, et ça fonctionne assez rapidement.

Evidemment, si vous débutez, c’est-à-dire, si vous n’êtes pas encore en mesure de courir au moins une heure sur route et une demie-heure sur chemin pieds nus, je vous déconseille cette méthode, car vous devez encore progresser dans l’écoute et la compréhension de votre corps, renforcer votre musculature des pieds et les réflexes nécessaires à une bonne posture.

J’ai décider de forcer mes pieds à réagir face à une agression répétée d’un revêtement franchement hostile.

On n’est pas là dans la performance physique ou dans le “what the fuck” pour coureur décervelé qui croit que le “pain” amène au “gain”. Non. On est dans le risque maîtrisé parce qu’on a l’expérience nécessaire pour faire ça sans subir de dommages.

Parce qu’on est capable de savoir si on va trop loin et qu’on a la sagesse et l’humilité suffisante pour arrêter si l’on se rend compte qu’on s’est trompé.

L’engagement.

A un certain niveau la course pieds nus est un engagement, comme en alpinisme, en free ride, ou en apnée.

Sauf qu’aller un peu trop loin ne mène pas à l’accident ou à la mort, juste à l’impossibilité de rentrer dignement sur ses deux pieds.

Désormais je part à l’aventure par les chemins sur une distance minimum de pas moins de 10 kilomètres à l’aller.

Ensuite, je décide que si je m’en sens capable je pousse toujours plus loin de kilomètre en kilomètre, sachant qu’il y a un moment où revenir peut devenir une épreuve.

Car bien sûr, je pars sans aucun moyen de protéger mes pieds, sinon, c’est trop facile, je ferais 25 kilomètres à l’allée et me dirais que pour le retour, je mettrais mes huaraches.

Course type.

Mon ordinaire c’est sol froid, cailloux, rivières en crue qui débordent sur les chemins sur plus de trois cent mètres de long et entre trente et cinquante centimètres de profondeur. Boue partout donc dérapage à tous les étages, feuilles mortes cachant des cailloux pointus qui “blessent” la voûte plantaire et côtes abruptes glissantes. Voilà, ça c’est un terrain de jeu que j’apprécie.

Me voici trottant à dix/onze kilomètres par heures traversant l’eau glacée, mouillé jusqu’aux hanches, les pieds anesthésiés par le froid, des glissades de la mort toutes les foulées ou presque, des genoux qui se heurtent violemment, des pertes d’équilibres qui manquent me mettre sur le fondement, des ronces qui griffent et qui laissent leurs aiguilles dans la plante des pieds.

Côté tête, j’ai la face barrée d’un sourire permanent d’adulte en état régressif. Je pourrais presque me mettre à grogner de satisfaction.

Réserve de chasse privée interdite d’accès, impossible de continuer tout droit, obliger de longer le grillage pour rejoindre la forêt deux cent mètres plus haut.

Ça grimpe sec, le terrain est argileux, je trottine prudemment en mode moulinette.

Soudain je décroche. Tant pis, inutile d’essayer de s’agripper, je me mets dans le sens de la descente en position du surfeur et je glisse sur plusieurs mètres avant d’attraper au vol un jeune chêne qui m’arrête net.

C’était un aperçu de ma dernière sortie longue de deux heures trente.

Je suis rentré trempé jusqu’à la ceinture du short, couvert de boue, et crevé, mais content.

Je suis maintenant capable de remettre ça tous les deux jours malgré des pieds à la limite de la mutinerie mais qui une fois dans le feu de l’action se comportent comme il faut.

Trois sorties lentes d’une heure, et une sortie longue de minimum une heure et demie en mode comme ça vient toutes les semaines, c’est comme ça que progressivement j’allonge les sorties et la capacité de mes pieds à faire avec.

Ils se renforcent, ils n’ont pas le choix, et jamais ils ne me font mal.

Ce n’est pas toujours plaisant surtout lorsque la peau se refroidit après un passage dans l’eau glacée mais ça reste du domaine de la gène uniquement, jamais ça ne passe à la douleur et l’incapacité de continuer.

Du coup je gagne en confiance et je m’aventure de plus en plus loin.

L’idée c’est de pouvoir courir 40 kilomètres au moins dans ces conditions quand le printemps sera là et m’inscrire à un trail qui accepte un type sans chaussure.

Les rencontres.

Ce qui est intéressant, c’est que je croise pas mal de trailers ces derniers temps.

Le soir pendant mes courses sans éclairage, quand je tourne en rond dans mon parc et aussi lors de mes longues sorties la journée.

La plupart, sont plus surpris de croiser un gars qui court pieds nus en hiver qu’un gars qui court pieds nus tout court, car ils ont déjà lu un article sur le sujet, ils savent que ça existe.

Et puis là, paf, la rumeur prend la forme d’un barbu habillé bizarrement.

Le contact est bien plus sympa qu’il y a seulement six mois encore.

Plus de réactions d’ados pré-pubères qui apprennent la vie sur leur smartphone. Ils sont impressionnés, m’encouragent, me félicitent, ils voient bien que je ne suis ni un débutant ni un rigolo, que ce n’est pas une lubie ou une mode, qu’il y a du travail pour pouvoir faire ce que je fais car ils le font aussi, mais chaussés.

On échange d’égal à égal pendant cinq minutes puis on se sépare d’un “à plus” de connivence.

Cette pluie, cette boue, ce froid qui renforce mon système immunitaire, ces cailloux, ces glissades qui obligent mes ligaments à réagir vite, à contrôler finement la moindre perte d’adhérence, c’est juste le pied.

Petit bilan.

J’en suis à une année et quatre mois de mes débuts en course à pieds et c’est mon deuxième hiver.

Après l’été, j’ai eu l’impression désagréable de régresser, j’ai été obligé d’aller voir mon ostéopathe que je n’avais pas consulté depuis cinq ans pour une cheville dont les ligaments étaient en souffrance.

Le marathon de Seine Eure a été une expérience qui m’a presque donné envie de tout arrêter.

Puis j’ai lu du Kilian Jornet et surtout j’ai vu à peu près tout ce qui existe sur lui en vidéo. Et l’envie est revenue, plus forte, plus jusqu’au boutiste.

Ce type est un travailleur forcené mettant tout son temps et son énergie à réaliser un rêve contre et envers ses admirateurs sans cervelle, ses détracteurs qui ont peur de tout, le monde du sport qui ne comprend pas comment il peut faire et faire encore ce qu’il fait, le business du sport qui ne voit pas comment le récupérer, le monde du trail qui passe à côté de son message.

Jornet n’est pas un performer, c’est un type qui aime d’amour la course, la montagne et la nature.

Tout ce qu’il veut c’est ne pas être asservi à un boulot, à des objectifs, c’est faire de son temps sur terre une œuvre d’art. Au passage, il gagne à peu prêt tout ce qu’il court, mais ça n’a pas vraiment d’importance, d’autres battront ses records un jour.

Kilian Jornet est ce qui se rapproche le plus d’un Tarahumara. Sa course n’est pas une compétition, elle est une célébration, celle de sa vie dans le mouvement, la transcendance de sa condition d’esprit illimité emprisonné dans une chair limitée.

La course pour être en vie, pour se sentir en vie, pour se dire à soi-même : “Je suis en vie.”

Ce qui a changé dan ma manière de courir.

Je me rappelle de matin froid et pluvieux où dans le vieux survêtement bleu de l’armée qui avait appartenu à mon père et qui me valait des moqueries assez humiliantes. Je courais autour du terrain de foot du collège avec quinze autres camarades, comme moi, à bout de souffle, au bord de rendre leur petit déjeuner.

Le prof d’EPS, sa bedaine bien développée et son sifflet à la main nous gueulait de nous bouger le c… train arrière et nous exhortait à trouver le deuxième souffle.

Déjà qu’on avait du mal à savoir si on avait trouvé le premier…

Cette année j’ai trouvé le troisième souffle.

Certains me trouvaient extrémiste voire intégriste, là ils me trouveraient suicidaire. Je suis le suicide barefoot runner, et encore, je me retient vraiment de courir à voilp, parce que l’envie est vraiment très forte et en hurlant en plus.

Mais bon je sais que ça me mènerait tout droit en internement dés la sortie du bois, donc je me résonne. Mais je ne sais pas jusqu’à quand !

J’ai ajusté mon alimentation. De totaly végétalien, je suis passé à végétalien crudivore buveur de jus de fruits/légumes faits maison.

Ça a un effet sur mon métabolisme. Récupération, énergie, résistance à l’effort, bien-être digestif n’ont jamais été aussi bons.

Ça ne veut pas dire que je suis devenu un super athlète de l’espace, c’est juste que je me sens mieux encore dans mon corps et dans ma tête.

C’est pour ça que je cours. Pour me réveiller et avoir envie de vivre la journée qui vient, puis avoir envie d’aller me coucher pour être le lendemain et pouvoir tout recommencer.

Vivre en ayant l’impression que le jour suivant existe et qu’il ne sera pas source de peurs, d’angoisses, d’ennuis, de mort de l’âme, c’est le contraire de ce qu’a été mon quotidien pendant plus de vingt ans, et ça a disparu il y a un peu plus d’un an quand j’ai commencé à courir pieds nus.

C’est une vraie libération et un changement de point de vue que je ne pensais pas être possible.


Le présent article est mis à disposition auprès du public selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 2.0 France, sauf mention contraire. Prenez connaissance des termes de la licence pour toute utilisation, ré-utilisation, partielle ou complète avant toute chose.


7 Responses to “The suicide barefoot runner”

  • Sly:

    du crudivorisme et végétarisme,
    le barbu Musonius Rufus à son époque nous l’avait déjà bien dit : “the most useful foods are those wich can be used immediately without fire : fruits in season, some green vegetables, milk cheese and honey. meat is a less civilized food more appropriate for wild animals”

    d’autres diraient “mollo sur les fruits, c’est bourré de sucres, et qui dit sucre dit pic d’insuline et tout ce qui s’en suit”

    d’aucuns diraient aussi qu’il est important de mâcher, cela laisse le temps au corps de préparer les enzymes nécessaires à la digestion…

    moi je dis rien ne remplace l’expérience !

    j’ai jusque là évité Jornett, je le voyais comme le mec sursponsorisé à des mille et des cents d’autres de mes héros. tu me donnes l’envie d’en lire plus

    • Le vieux Musonius Rufus avait raison. La meilleure alimentation est locale, de saison et doit subir le moins de transformation possible. Le mode d’assimilation le plus efficace pour l’organisme étant l’alimentation crue pour quelqu’un dont le système digestif est en bonne santé, et le mode de cuisson le moins destructeur étant la cuisson à la vapeur ou à faible température.

      Pour ce qui est de la viande, même si pour moi c’est un aliment très dispensable, je conseille aux autres (si tant est que mes conseils soient sollicités) d’en diminuer la quantité et la fréquence.

      Les fruits contiennent du sucre, effectivement, mais un sucre qui n’a rien à voir avec le saccharose ou le fructose industriel (qui n’est pas du fructose naturel). Le sucre des fruits est très assimilable par l’organisme sans les effets délétères des copies industrielles.

      Nous sommes tous malades, nous autres des pays industrialisés. 60 ans de nourriture conçue en laboratoire et assemblée en usine, passée par la pasteurisation et le raffinage à outrance font que notre système digestif est en peine et qu’il n’est plus en mesure de nourrir nos cellules correctement. Nos intestins sont malades or c’est par nos intestins que nous nourrissons notre corps. L’alimentation industrielle ne sert qu’à remplir l’estomac.

      Les jus de fruits et de légumes (obtenus par extraction et non centrifugation) permettent, en séparant le jus des fibres insolubles une assimilation rapide et complète des nutriments contenus dans les végétaux (vitamines, oligo-éléments, antioxydants, minéraux) directement par nos cellules en nous passant des intestins. Bien sûr, parallèlement il convient de soigner les intestins notamment avec des pro-biotiques et une alimentation de bonne qualité et biologique.

      Pour ce qui est de Jornet, j’étais comme toi, un peu rebuté par la médiatisation du personnage. Puis je me suis aperçu que dans le petit monde du trail on le voyait comme une espèce de mutant surhumain et que ça s’arrêtait juste au niveau de ses performances. Personne ne captait son vrai message qui est pourtant simple, ce qui compte c’est faire ce pour quoi on est là et pas juste en rêver.

      Il m’a donné envie de recourir alors qu’à un moment j’étais vraiment en peine.

      Je ne partage pas tout ce qu’il dit, notamment sur sa manière de se nourrir qui ne laisse de provoquer chez moi des “mon dieu !”, mais pour le reste nous avons là un homme qui n’a pas coupé le fil avec ses rêves d’enfant et qui les réalise tous les jours.

      Je pense que s’il n’avait pas gagné toutes ces courses ni établis tous ces records, il serait considéré comme une sorte de gourou mystique un peu bizarre.

      • Sly:

        je vois dans cette citation de Rufus une critique de l’agriculture. pas de cuisson signifierait éventuellement pas de céréale ? je ne sais précisément où en était l’agriculture à cette époque. je dois regarder ça de plus près avant de tirer des conclusions

        le sage homme aurait également eu un avis éclairé sur le pied : “going barefoot is better than wearing sandals, if one can do it, for wearing sandals is next to being bound, but going barefoot gives the feet great freedom and grace when they are used to it. It is for this reason that one sees couriers wearing no sandals on the highways and the runners in a contest unable to make the best speed if they have to run in sandals.”

        j’en reste stoïque et tout ça m’inspire beaucoup pour un prochain billet :)

        • Les céréales n’ont pas nécessairement besoin de cuisson pour être consommées. broyées, mélangées à de l’eau, de l’huile, du miel on obtient une pâte qui peut être simplement séchée au soleil ou cuite à très basse température. on obtient alors des galettes. Les nomades et les sociétés pré colonisation romaine faisaient de la farine avec différents fruits, notamment la farine de glands et de châtaignes, mais aussi avec certaines racines. L’agriculture date de 10 000 ans à peu près. Les Romains étaient des agriculteurs. Mais les céréales de l’époque n’ont rien en commun avec les céréales mutées d’aujourd’hui et tous les problèmes que leur gluten engendre.

          Je ne suis pas un défenseur acharné du pied nu en course ou ailleurs. Je considère juste qu’il est anormal de se penser incomplet et inadapté par défaut donc pourvu de pieds incapables de nous supporter en toutes circonstances.

          Nous sommes comme tous les autres animaux, parfaitement adaptés à la vie sur cette planète.

  • Sly:

    de la nudité et du besoin de crier, on trouve dans la Bible (héhé) ce passage là :

    “j’irai nu et sans chaussures, je hurlerai comme un chacal, je hululerai comme un hibou”

    c’est sorti de son contexte et c’est tant mieux, c’est juste histoire de dire…

    • Le fait de courir ou de trotter en se débarrassant de tout ce qui est inutile. Le fait de renouer un lien tactile avec la terre, l’eau et l’air fait renaître des comportements qui n’ont plus rien à voir avec le vernis de la civilisation. La civilisation est une entrave de cet être premier que nous sommes.

      Nous arrivons nu, on nous recouvre de couches physiques et morales qui entravent le développement naturel de l’être que nous sommes.

      La course dans les bois, pieds nus permet de retrouver ce que nous sommes vraiment, des êtres complets, autonomes, intelligents et libres.

  • Belle conversation Messieurs, j’en tire de nombreux enseignements, merci à vous !
    Ah courir nu dans la forêt ou sur la plage, le rêve de beaucoup d’entre nous…

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Animation Courir Pieds Nus à Paris / Issy @ Parc Suzanne Lenglen (au stade) | Paris | Île-de-France | France
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