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Le barefooting/minimalisme dans les média


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Ce que nous ferons en 2015

Portrait pédestre au Point Zéro - Aniu Ladybird - Photo

Portrait pédestre au Point Zéro – Aniu Ladybird – Photo

Chaque année depuis 2011 nous dressons la liste des vœux, idées saugrenues et autres exploits et sorties collectives (pour celles et ceux qui habitent en région parisienne). Nous avons beaucoup appris, et nos rangs ont considérablement grandi…

On y va ! Lire la suite de cette entrée »

Marathon pieds nus – Seine Eure 2014

Seine-Eure 2014 – 5ième marathon pieds nus

Marathon Seine-Eure 2014, 5ième marathon pieds nus de Christian Harberts - 03:56:17

Marathon Seine-Eure 2014, 5ième marathon pieds nus de Christian Harberts – 03:56:17

Vingt-quatre mois, 5 marathons pieds nus. Il y a exactement deux ans, je courais mon premier marathon pieds nus, ici-même, au marathon Seine Eure 2012. Deux années ponctuées de nombreuses courses (3 participations à Paris-Versailles par exemple) et un nombre grandissant de sorties d’endurance avec d’autres passionnés. Je améliore encore sur ma technique et ma condition physique. Voyons comment mon cinquième marathon pieds nus s’est passé.

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Qui suis-je?

Marathon de Sénart 2013 pieds nus Christian Harberts

EN BREF

Christian – Blogueur, community manager, photographe, inventeur du TrailBall, animateur sportif, #marathonpiedsnus. Parfois en #huaraches. 2011 Semi-marathon ; 2012 marathon ; 2013 Paris, Sénart, Seine-Eure, 2014 Seine-Eure, 2015 Seine-Eure, Paris-Versailles 2011-2015. Issy-les-Moulineaux (Paris).

QUEL EST TON PARCOURS SPORTIF?

Je suis né à Seattle, Washington, aux États-Unis, et j’ai grandi en Caroline du Nord.  Au junior high school (collège), j’étais fâché avec les sports d’équipe comme le foot américain, le baseball, le basketball. Normal, j’étais le plus petit de ma promotion.  Mon prof d’EPS, Mr. Sechrest, m’a conseillé de faire des tours de terrain au lieu de chauffer le banc.  Une révélation!  Je courais facilement  pendant une heure, sans aucun entrainement. Le légendaire Jim Fixx venait d’écrire son livre sur le jogging, et cette activité devenait alors très populaire.  J’étais un adolescent solitaire – la course à pied me donnait une légitimité sportive…

Cela s’est mal passé par la suite.  J’ai tenté de faire de l’athlétisme au high school (lycée) mais mon physique m’a trahi.  J’ai couru dans l’équipe de cross country (courses de fond) mais impossible de rivaliser avec des équipiers aux foulées immenses.  Je m’acharnais à l’entrainement mais au bout deux mois je m’étais sérieusement endommagé mes genoux – exit la course à pied.

Finalement j’ai adopté le cyclisme, moins violent pour les articulations.  Quand je me suis installé en France au début des années 90, j’ai pu poursuivre un ancien rêve, la course cycliste sur route, que j’ai pratiqué au sein de l’ACBB jusqu’en 2007.  Le palmarès fut mince, mais je me suis éclaté avec mes coéquipiers !

POURQUOI COURS-TU?

Je conçois la course à pied comme une méditation, un moment privilégié ou je peux m’isoler, voguer dans mes pensées, me dépenser, pour mieux dormir. Je crois que c’est encore plus productif, en termes de bonnes idées générées, que la douche chaude ou l’insomnie !  Et puis cela me permet de passer du temps dehors, moi qui voulais être forestier quand j’étais jeune…

QU’EST-CE QUI T’A CONVAINCU DE COURIR PIED NU, OU AVEC DES CHAUSSURES MINIMALISTES?

Quand j’ai recommencé la course à pied après mes années cyclistes, j’ai voulu à tout prix éviter de me blesser à nouveau, car je partais pour adopter la course à pied dans la durée.  Je renouvelais donc mes chaussures régulièrement pour maintenir l’amorti des semelles.

Hélas, à chaque fois que je changeais de chaussure, les blessures recommençaient. Été 2010, fraichement rechaussé, j’ai compris que je ne pouvais même plus courir 10 kilomètres sans douleurs. Sans changer mes durées de sortie, je me suis retrouvé avec une tendinite de la voute plantaire douloureuse sous le pied droit.  Inacceptable !

C’est alors que j’ai pris connaissance du mouvement du “barefoot running” aux États-Unis (la course à pieds pieds-nus). Une étude  menée par le professeur Daniel E. Lieberman de l’Université de Harvard (« Foot strike patterns and collision forces in habitually barefoot versus shod runners » 1 ) et un livre sur les indiens Tarahumara au Mexique (“Born to Run” par Christopher McDougall) m’ont mis sur la piste d’une solution intermédiaire, les chaussures minimalistes Vibram FiveFingers.

Les arguments biomécaniques me paraissaient tellement sensés que j’ai décidé d’explorer ce mouvement “à fleur de pied”! Le début de ma reconversion à donc eu lieu l’été 2010.

COMMENT S’EST PASSÉE LA TRANSITION ENTRE LES CHAUSSURES DE COURSE TRADITIONNELLES ET LES PIED NU?

Au bout de deux mois, j’ai du me rendre à l’évidence : je n’étais pas à l’aise dans les Vibram FiveFingers.  Premièrement, elles ne m’allaient pas du tout, car j’ai les orteils des pieds sévèrement déviés, une condition congénitale.  Deuxièmement, mes pieds récupéraient de moins en moins bien.  Je ne le savais pas à l’époque, mais je n’avais absolument pas arrêté de talonner, habitude prise avec mes runnings amorties…

Tous les voyants viraient au rouge – sensibilité des métatarses, douleurs diffuses sur les hauts de pied (le fameux Top Of Foot Pain) – tout cela allait droit vers des problèmes plus sérieux, notamment les fractures de métatarses, si fréquentes parmi les coureurs qui gèrent mal leur reconversion vers les chaussures minimalistes.

J’ai alors décidé une modification radicale dans ma reconversion : courir pieds nus.  Ce site documente ma reconversion à la course pieds  nus [Compte-rendus de reconversion au barefooting].  A partir d’octobre 2010, j’ai mis douze mois pour atteindre la distance semi-marathon, en course.  (Semi-marathon de Boulogne-Billancourt 2011) Après deux ans, j’ai atteint la distance marathon, pieds nus, lors du Marathon Seine Eure.

En 2013 j’ai couru trois marathons, pieds nus, sans le moindre incident : Marathon de Paris, Marathon de Sénart et Marathon de Seine Eure (encore !). Ensuite, chaque année au moins un marathon pieds nus, sans compter une participation au légendaire Paris-Versailles. Même parfois ça m’arrive à faire des courses chaussées – enfin, en huaraches : Trail du Massif des Brasses.

A présent, mes pieds se sont bien habitués à courir sans chaussures, sur route.  Je parcours entre 50 et 100 kilomètres par semaine, avec plusieurs sorties de 20 ou 30 kilomètres.  Le temps de récupération est de 24 heures, en moyen.

COMMENT FAUT-IL S’ENTRAINER POUR HABITUER SES PIEDS?

Premièrement un constat – mes pieds sortait du chômage longue-durée, et ne savaient pas travailler!  Il fallait les réhabituer à marcher sans chaussures – c’est comme un  programme de réinsertion en milieu naturel. Ce que je peux dire avec certitude, c’est qu’il faut marcher pieds nus si possible, ou avec des chaussures très souples, sans amortissement. C’est vraiment le préalable, avant d’envisager la course sans chaussures… Ensuite, augmenter TRÈS PROGRESSIVEMENT les temps de sortie, que ce soit en chaussures minimalistes, ou pieds nus. Se mettre en relation avec la communauté des coureurs barefoot, et assister à des initiations et entrainements barefoot.

QUELLES RÉACTIONS DANS TON ENTOURAGE QUAND TU T’ES LANCE DANS CE PROJET?

Ma femme connait ma capacité à m’enthousiasmer pour un nouveau projet.  Je crois que celui-ci lui semblait plus  “sérieux” que d’autres 😉  Mon fils s’est mis à la course en chaussures minimalistes. Parfois toute la famille se promène pieds nus dans le quartier !

QUEL AVENIR VOIS-TU POUR CE MOUVEMENT?  EFFET DE MODE OU RÉVOLUTION?

Le “mouvement” existe que depuis quelques années, surtout en Amérique du Nord. C’est depuis que certains stars américaines comme Sergi Brin, Thomas Jane, Loic Lemeur portent des chaussures de type Vibram FiveFingers que le grand public découvre le « barefooting ».   Les arguments (santé, simplicité) sont en phase avec notre époque. Les grandes marques de chaussure de course élaborent désormais un grand nombre de chaussures dites « barefoot » – ils ont même accaparé le terme « pieds nus » en anglais !  En tout cas ce mouvement ne signale pas  la mort de Nike, New Balance et compagnie  – bien au contraire!

Références:

1 – Nature 463, 531-535 (28 January 2010) | doi:10.1038/nature08723; Received 27 July 2009; Accepted 26 November 2009

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