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Récits de barefooting : 06-2017

Bantiger Turm (Tour herzienne) près de Berne, Suisse

Récits de barefooting — dernières histoires et inspirations vécues lors des mes sorties pieds nus ou en huaraches. De la pratique, de l’humour.

Pour être informé.e.s de mes prochaines histoires :

Vendredi 21 avril – Berne, Suisse

Depuis bientôt 2 ans, elle me nargue. Toujours un peu trop loin pour la rejoindre en courant, toujours cachée quand je la cherche sur l’horizon, et sur Google Maps. Je ne connais même pas son nom, ni sa fonction, ni la commune où elle habite. Je veux la rencontrer, la toucher, la conquérir.

Je parle de la tour hertzienne posée comme un sphinx sur une colline au sud-est de Berne. Elle s’appelle la « Bantiger Turm » la tour de Bantiger, 196 mètres, une géante en béton et acier, qui relaie des signaux radio et TV sur toute la partie centrale de la Suisse. Elle se situe géographiquement dans le Emmental, une zone de collines et de ravins sombres et inaccessibles, parsemés çà et là de petites fermes pittoresques, et de champs pentus avec — bien sûr — des vaches suisses à pattes asymétriques (pour ne pas tomber dans le vide).

Ma récente tentative de la répertorier un matin lors d’une sortie avait échoué — je n’étais pas assez ambitieux, j’avais renoncé trop tôt, je n’avais pas assez grimpé en hauteur pour la chercher. Il restait toute une vallée encore à traverser, et une autre colline à monter. Donc je l’ai monté, en quittant la commune de Bollingen. Des passages à plus de 20 pour cent, pendant des centaines de mètres. Prise d’altitude violente, le mot n’est pas trop faible.

Au fond, les Alpes Suisses… Au sol – neige et glace

Bien que sur des chemins pour la plupart goudronnés, il n’y avait visiblement pas la place pour faire des lacets gentils. Mon chemin montait plus ou moins en ligne droite, en bordure de forêt souvent. Tellement raide que pendant un bon moment, mes talons ne touchaient plus le sol. Dans ces conditions-là, le mieux, c’est de « sautiller » sur les tendons d’Achille, en effectuant de petits pas serrés. C’est une façon d’utiliser son propre poids pour faire des petits bonds, sans entraîner la circulation. À la façon d’un kangourou, donc.

En resserrant ma foulée, j’ai réussi contre toute attente à stabiliser ma respiration, pour grimper tranquillement. Pas rapide, certes, mais un peu plus vite qu’à la marche, et probablement moins fatigant. J’ai entendu parler de cette méthode employée par des traileurs comme Scott Jurek (enfin, un gars comme ça) pour économiser l’énergie sur des ultras, alors l’opportunité était trop belle pour ne pas tester. Et ça à l’air de fonctionner (je n’ai pas dit « marcher » hein ;-)).

Bref, ascension réussie, photos prises, doigts gelés (-2 ° à 7 heures du matin !) lanière cassée dans la descente (usure de la montée sûrement) et tout et tout. Me voilà paré mentalement pour passer un peu de temps avec ma tante, en phase finale de Alzheimer’s. Elle me connaît encore, mais passé le plaisir de me retrouver, elle vaque à ses occupations, comme si j’étais pas là, à farfouiller, à roder sans arrêt pendant des heures. Fatigant. Je me souviens d’une époque pas encore lointaine où on pouvait se parler pendant des heures, sur plein de sujets, en trois langues…

Lundi 01 mai

Deux tours de L’Île Saint-Germain, ce qui n’a rien d’extraordinaire si ce n’est que je recours le lendemain d’une grosse sortie de 28 km ; pas dans mes habitudes ça. Normalement le lendemain je marche encore un peu raide (51 ans quand même), mais la j’ai voulu voir ce qui se passerait si je me faisais violence pour sortir en fin de matinée.

Vous savez comment ça se passe — les jambes lourdes, les adducteurs récalcitrants, pas envie d’avancer, tout un tas de détails qui énervent ; le vent, le soleil, les lacets (huaraches) le bruit des clés de la maison dans la sacoche… Pas de jus, évidemment.

Au bout du premier tour, les jambes ont retrouvé de la souplesse. Ma foulée c’est lissée et ma respiration s’est calé — UNdeuxtroisUndeuxtrois, les pas. Toujours peu de force, mais en fin de sortie de 41 minutes, un sentiment de bien être. C’est ça l’addiction au sport !

Deux heures plus tard le muscle en haut de la cuisse droite, sur le devant, qui me lance quand je marche. Je sais je sais — parfois un problème pendant quelques heures, une petite inflammation (mais pas systématique) qui se tasse quand le muscle dégonfle. Enfin, je suppose — ce n’est jamais un problème le lendemain.

Vendredi et dimanche 12/14 mai – #Nofinishline 2 +17 tours

#NoFinishLine 2017

Coureurs vus — Leslie Slater, Harley, Frédéric Poirier, Isabelle Chardine, David Hay, Géraldine Gravier-Richter, Vincent Dogna, Foued Berahou.

Ma troisième participation à ce « fundraiser » (événement pour lever des fonds). Je prends la mesure de l’engouement des coureurs et marcheurs pour ce type de happening ; peu de contraintes horaires puisqu’on peut y passer n’importe quand pendant 5 jours, un esprit d’émulation et de compétition pour celles et ceux qui aiment ça, avec des participants de tout niveau, et une bienveillance remarquable. L’année prochaine j’ai bien envie de lancer un groupe de PN et minimaliste afin de mieux retrouver la communauté.

Sur mes deux visites, la première était pieds nus, la deuxième (dimanche) en huaraches. À ma grande surprise, le revêtement, fait essentiellement de sable et de passages de terre battue à cailloux, était assez facile à maîtriser. Il fallait juste courir tranquillement, et bien regarder le sol, car les petites pierres étaient omniprésentes. Valait mieux pas trop discuter avec les autres coureurs pour les monotâches comme moi ! J’en suis resté à deux tours, car il fallait aussi garder un peu de « capital plantaire » pour le retour — 16 km en tout. En 2018 je tenterai une distance plus importante, peut-être le semi ?

Dimanche, deuxième passage, c’était en huaraches.

Mes huaraches, façon Tarahumara !

Avec environ 36 km en tout (avec l’aller-retour maison) j’ai enregistré ma sortie la plus longue en huaraches, sans même le vouloir. Deux autres minimalistes en Vibram Fivefingers qui m’ont salué, et la fameuse Leslie Slater en huaraches (Luna) avec Harley, son Corgi ultra-endurante — elle enchaînait encore des kilomètres après les 35 de la veille !

Team huaraches avec Leslie Slater et Harley ! Y a pas que les filles qui portent des jupes 😉 (Running kilt)

Bon, les Corgi appartiennent à une race de bergers, donc c’est un peu leur métier — toutefois, au regard de ses petites pâtes, on ne dirait pas qu’elle puisse aller aussi loin. Tellement drôle de la voir aboyer et courir à droit et à gauche, en essayant de boire dans les flaques (au grand dam de sa maîtresse !)

Ma modeste contribution pour le compte du SAMU sociale de Paris

À la fin j’étais un peu fatigué, mais pas de gêne particulière à part une abrasion sur le haut du pied droit à l’endroit où le lacet rejoigne le côté extérieur de la semelle. Le lendemain je sentais un léger gène dans les vastes majeures, peut-être le fait de traîner un peu de poids au bout des pieds. Rien de grave.

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