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Semi-marathon Boulogne-Billancourt 2017 PN

Après mon arrivée

Ma 5ième participation au semi de Boulogne. [Voir mes autres participations]. J’y allais très bien préparé avec mon marathon PN il y a un mois tout juste, et un autre semi il y a exactement 2 semaines, aux États-Unis. Pas mal d’entraînement PN sur route, et travail de puissance dans les bosses en situation de trail technique; Je me sentais bien au départ.

Les premières minutes de la course me forçaient à slalomer entre les coureurs plus lents, malgré le fait que je suis parti de mon sas des 1h40, comme d’autres années. A moins d’un kilomètre j’ai croisé ma célèbre compatriote Leslie Slater qui courrait tranquillement – ultime sortie longue avant le Marathon des Sables au Pérou !

Le sol était bien trempé après les pluies de la nuit. Et j’ai pas été déçu – au bout de quelques kilomètres j’ai bien marché du pied droit sur quelque chose qui m’a bien piqué – bout de cailloux, de verre? Impossible de le savoir, car j’étais bien lancé dans ma sortie et je me suis dit que je n’allais pas m’arrêter sauf en cas de grosses douleurs.

L’inconfort de premiers kilomètres s’est assez rapidement estompé, peu-être vers le kilomètre 5, une bonne vingtaine de minutes. Il faisait frais au départ, environ 5 degrés, et il me faut toujours un quart d’heure environ pour trouver des sensations normales dans les plantes. J’ai juste un peu souffert à deux endroits sur le quais – sous le Pont de Billancourt (revêtement granuleux, lignes blanches suspectes du côté droit) et juste avant de faire demi-tour avant de rentrer dans le Bois de Boulogne où commençait la vraie difficulté de la journée, le long de l’hippodrome de Longchamps.

Le « problème » des semi-marathons, à mon sens, est qu’elles cumule deux caractéristiques qui ne vont pas bien ensemble, pour le coureur moyen. La distance est relativement courte (par rapport à un marathon) donc le peloton à tendance à foncer du début à la fin. Ça rappelle les 10km, distance que je déteste pour cette raison-là 😉 Mais le semi-marathon oblige en même temps une bonne gestion de l’effort, car elle dépasse typiquement la durée moyenne d’entraînement de coureurs – c’est donc un effort d’endurance.

Vient s’ajouter l’éternel problème des coureurs pieds nus – la résistance plantaire est toujours dégressive. Les plantes seront forcément plus sensibles pendant la deuxième moitié de la course. Exit tout espoir d’un négative split (du moins, pour moi).

5KM RÉEL 00:22:29
10KM RÉEL 00:46:36
15KM RÉEL 01:10:58
20KM RÉEL 01:35:08
21KM RÉEL 01:40:17

Je savais alors à quoi m’attendre après avoir rejoint les quais. Le murmure des voix, le bruit sourd des semelles – le groupe des 1h40 me rattrapait ! Je m’apprêtais à « couler » comme d’autres années, à les voir s’éloigner doucement devant moi, en perte de vitesse, freiné par mes plantes, par la fatigue, la soif, etc.

Et un petit miracle c’est produit – j’ai réussi, non pas à m’accrocher au premier drapeau (sur deux) mais à rester à 50 mètres, jusqu’à la fin de la course ! Première fois que cela m’arrive… Derrière moi, le deuxième drapeau que je n’ai jamais vu, d’ailleurs, qui parlait (trop) à son groupe. A deux ou trois kilomètres de l’arrivée, quand je l’ai entendu dire qu’on avait largement de quoi réussir l’objectif annoncé, cela m’a donné espoir. C’est aussi à ce moment précis ou j’ai découvert une mince bande blanche sur le bord extérieur de la chaussée pour franchir le dernier tronçon de mauvais revêtement. Autrement, j’aurai perdu le contact avec le groupe (passage sous le Pont de Billancourt).

J’ai même réussi à accélérer une fois que nous foncions sur le dernier kilomètre de la course, si bien que commençais à doubler d’autres coureurs. J’ai beau avoir 51 ans, j’ai réussi à tenir ces quelques minutes interminables sans baisser de régime, FC avoisinant les 160 bpm, Et même dans le rouge, j’ai réussi à rester autant que possible sur les lignes blanches 😉 Chaque seconde compte.

C’est terrible de courir après un ancien chrono. Tout à tard, cela arrive à tous les coureurs qui se prennent un peu au sérieux. Je n’y échappe pas, c’est de l’orgueil, rien d’autre. Je voulais ENFIN passer en dessous des 1h40, et j’échoue à quelques secondes près. En 2011, lors de ma première édition, j’avais réussi 1:40:05, chrono qui me hante depuis ! Mais en même temps, je suis bcp plus âgé, je ne suis plus vraiment à l’âge où je peux m’attendre à améliorer mes chronos, surtout sur des épreuves « rapides » comme le semi. Donc, il est fort possible que je ne ferai jamais mieux. Tout était réuni cette fois – le bon entraînement, le bon poids, le bon état plantaire… J’avoue que cette exigence énorme, elle est … stupide. Après quoi cours-je ? Ma jeunesse ? L’approbation de mes pairs ?

Heureusement, j’aime trop la course à pieds, rien que pour le plaisir de bouger, que je me fasse durablement des nœuds au cerveau ! Qu’importe si je ne suis plus en mesure d’améliorer mon chrono. Au moins que … je tente le coup en huaraches ? Aaargh – c’est plus fort que moi ! Vous, vous êtes plus raisonnables que moi, j’espère… 😉

Et pour celles et ceux qui s’intéressent à l’alimentation, je n’ai rien bu ni mangé pendant la course, sans que cela me gêne. J’avais mon bidon, avec juste un petit fond d’eau citronné, au cas ou, pour éviter de devoir m’arrêter aux ravitaillements. #YourMileageMayVary (#Faitescommevouslesentez)

Opération post-course

Encore assez frais pour rentrer en courant (2km), je sentais une sorte de bosse, mais pas véritablement une douleur précise et lancinante typique d’un morceau de verre. Une fois chez moi, j’ai frotté mes pieds sous la douche. C’est alors que j’ai découvert une grosse cloque de sang, 5mm x 10mm sous le bord extérieur du pied droit, à mi-pied. Vraiment curieux – presque rectangulaire, pas du tout aux bords arrondis d’une cloque « normale ». Pas de « morsure » si typique d’un bout de verre… Si je devais emmètre un hypothèse, je dirai que j’ai marché sur un débris métallique (boulon ?) suite à un instant d’inattention, peut-être en essayant de doubler quelqu’un. En plus, sur les lignes blanches, on n’aperçois pas toujours les dangers… A moins que ce soit un de ses réflecteurs encastrés dans le bitume pour matérialiser les voies ?

Début de cloque de sang rectangulaire sous l’extérieur de la plante droite – réflecteur au sol ?

J’ignore comment le fait de piétiner quelque chose de non-tranchant puisse déclencher une telle cloque. Quand je l’ai crevé au coup de bistouri, le sang a véritablement giclé sous mon scalpel – c’était … jouissif !) (Vous pouvez facilement trouver des scalpels en tout genre, sur Amazon – je vous vois venir avec la question ;-))

Pour éviter l’infection, j’ai d’abord trempé scalpel et pincette coupante dans de l’alcool 70 pour cent, et badigeonné la cloque avec l’alcool, également. Ensuite, j’ai couvert l’ensemble de la cloque avec un sparadrap 3M, après avoir déposé une bonne couche d’onction désinfectant. Je sais que certain.e.s d’entre vous préfèrent passer une aiguille à travers la cloque (soit un trou, soit carrément faire entrer un fil stérilisé à travers la cloque); D’autres préfère ne rien faire, laisser le pied absorber le liquide. Je suis très douillet, alors je crains la phase, 12 heures après, quand la cloque gonfle et ça lance horriblement – ça tombe en générale la nuit suivant, et c’est vraiment affreux – souvenir de mes premières courses longues, pieds nus…

Enfin, et pour terminer sur une note positive – je ne considère pas cet incident comme étant vraiment une « blessure » liée à la course pieds nus. C’est un incident du même ordre des choses qu’un bout de verre enfoncé dans la plante. Pas très grave, facile à traiter soi-même, pas besoin de consulter un médecin, aller aux urgences, etc. Cela fait parti des risques que le coureur pieds nus accepte en courant sans chaussures, sur la route. Forcément, à un moment donné, ça va lui arriver. Ce n’est absolument pas un drame. J’ai déjà hâte de reprendre mes sorties, mardi après la course dimanche !

État des pieds : J+3 Heures – talons un peu sensibles ; cloque de sang sensibles. Vidée au scalpel, soulagement. Pas de signe de débris de verre dans le pied. J+ 9 heures, talons et cloque (vide) un peu sensible, mais supportable. J+12 heures (la nuit) – allongé, pieds sur un coussin pour éviter d’exercer de la pression, je sentais les battements de cœur dans les plantes (!) mais sans trop de gêne – bien dormi ! J+1 – talons encore sensibles, cloque de sang bien noir, mais indolore. J+2. Tout bon.  Mois plus 5 semaines – la peau est partie, la peau neuve à l’endroit est déjà bien construite, pas de gêne pour courir.

Participations – Semi Marathon de Boulogne Billancourt

Semi-marathon de Boulogne 2013, pieds nus

Pieds nus au semi-marathon de Boulogne 2012

Le Semi-marathon de Boulogne – pieds nus !

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Fév
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sam
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20 h 30 min Issy Urban Trail @ Ile Saint Germain
Issy Urban Trail @ Ile Saint Germain
Fév 3 @ 20 h 30 min – 23 h 45 min
Issy Urban Trail @ Ile Saint Germain | Issy-les-Moulineaux | Île-de-France | France
Ma deuxième participation à cette troisième édition d’une course de nuit. Je cours la 30km, départ Ile Saint Germain, deux boucles de 15km, à la lumière d’une frontale … Venez avec moi si vous voulez[...]
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